Julien vit dans une petite ville de province où il tient une librairie. Grâce à un ami, fils d'éditeur, il obtient un rdv avec Judith Sahn, afin de voir s'il peut faire publier le roman qui traîne dans ses tiroirs. Mais le jour où il monte à Paris, Judith a appris une nouvelle troublante, et rejette l'apprenti auteur sans lire son livre - mais l'accueuille finalement dans son lit. Après l'amour, Julien, trop curieux, fouille les affaires de Judith et y découvre la possibilité d'un roman: le père de Judith était en effet un révolutionnaire très célébre, et lui a légué ses carnets de voyage. Il s'installe à Paris et se met à écrire son roman. Mais comment Judith va t'elle recevoir la nouvelle une fois le livre achevé?Comédie légère, Les ambitieux possédait tout de même l'aspect interessant de la critique du milieu littéraire (et qui pourrait tout autant être le cinéma). Il y a, d'ailleurs, dans ce sens, quelques scènes très réussies, notamment la scène où Judith conseille Julien sur comment écrire un roman, alors qu'elle n'a pas lu le sien. Mais globalement, le film donne une sensation de ratage. La plus grosse faille du film, c'est que le personnage masculin n'est pas attachant. Pourtant, tout est fait pour le mettre en valeur, au détriment de la méchante et impitoyable Judith Sahn, qui se fait ridiculiser tout le long du film. Mais cela ne fonctionne pas: ce que fait Julien est tellement abjecte qu'il en est impardonnable - et donc, pas attachant. Car le problème du film réside dans l'écriture du scénario, qui installe une psychologie des personnages absolument clichée: d'une part, on a l'homme trop gentil, qui se fait marcher sur les pieds, mais plein de bonnes intentions (il dit d'ailleurs à Judith qu'il a écrit ce roman "pour elle"). D'autre part, on a la méchante femme qui réussi, mais qui, dans le fond, est paumée, et qui ne cherche qu'à se faire sauver. Or, cette ravissante idiote ne comprend pas que s'il vole ses documentaires, c'est en fait "pour son bien". Donc étrangement, bien que le scénario soit écrit par Catherine Corsini (donc, une femme), il suit le modèle issu de notre société phallocentrique du "prince sur son cheval blanc qui vient sauver la pauvre femme en détresse". L'happy end vient confirmer cette morale à deux balles par le repentir de Judith qui vient clamer son amour à Julien, en s'excusant de s'être sentie trahie après le vol de ce qui est de sa propriété (les documents) et son histoire personnelle. On ne comprend pas, et l'impression que Corsini s'est fourvoyé sur ses personnages est tenace, d'autant plus que Karin Viard s'en sort vraiment bien. Au final, elle est la bouffée d'air du film, véritable héroine d'un film qui est passé à côté de son personnage.
Espagne, 16ème siècle: Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, sencée offrir l'immortalité. Aujourd'hui: le scientifique Tommy Creo cherche desespérement le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi. Au 26ème siècle: Tom, un astronaute, voyage à travers l'espace et prend peu à peu conscience des mystèmes qui le hantent depuis un millénaire. The Foutain raconte le combat à travers les âges d'un homme pour sauver la femme qu'il aime. Voila ce qu'annonçait l'aléchant dossier de presse du dernier film de Darren Aronofsky, 7 ans après Requiem for a dream. Après tout le mal qu'a eu Aronofsky pour produire et réaliser son film, l'horizon d'attente était énorme. La déception n'en était que plus grande. Enfin, je parle à titre personnel, puisque les critiques, enthousiastes, n'ont pas manqué de crier au génie, décrivant un film ayant une réflexion rare et profonde sur la vie, la mort et tout ça. Je n'ai pas du voir le même film: oui, c'est une jolie histoire d'amour qui se suit sur des siècles jusqu'à ce qu'enfin Tomas/Tom/Tommy comprenne que c'est un peu vain, mais honnetement, rien qui puisse permettre de dire qu'on est chamboullé dans nos sentiments. Certes, le film est "joli" esthétiquement, mais je crois que la maîtrise technique nuit réelement à un impact émotionnel. Trop d'effets spéciaux tuent les effets spéciaux, c'est bien connu, et la partie se déroulant dans le futur est pour moi longue et vide de tout, bref, ennuyeuse. La partie 16ème siècle est clichée,