mercredi, décembre 07, 2005

Mes premières émotions de cinéma...

Je vais dire quelque chose qui est peut etre enfoncer des portes ouvertes, mais si on aime le cinéma, c'est qu'à un moment, un film nous a parlé, il nous a ému, quelque soit la nature de l'émotion provoquée (colère, joie, peur, tristesse, etc. ...).
Je crois que mes premières émotions de cinéma remonte à quand j'étais assez jeune.
Récement, il y a un ou deux, je regardais les 400 coups, parce que c'est un classique, parce que c'est Truffaut, parce que "c'est un film merveilleux". Bref, on m'en avait dit du bien.
Je regarde donc le film, persuadée de ne l'avoir jamais vu. Et puis voila, la dernière séquence arrive, suivie (forcement) du dernier plan, ce plan très connu ou Truffaut "fixe" le visage d'Antoine Doinel après qu'il ait fugué du centre pour enfant mineur et qu'il ai rejoint la mer... et la, je me rend compte que ce film, je l'ai vu étant toute petite. Pire ! il m'avait révoltée. Je ne pouvais concevoir qu'un film s'arrete ainsi, sans qu'on sache ce qu'il va arriver au "heros", comme ça, on nous lachait un film qui me semblait "incomplet", bref, le réalisateur se moquait bien de moi!! Aujourd'hui, cette histoire me fait sourire. Rare sont les films qui "finissent" vraiment, sauf les comédies sentimentales où le happy end est de mise... la plupart des films nous montrent seulement l'histoire d'un personnage à un instant T. Aujourd'hui, je m'y suis habituée, mais petite, cela me semblait inconcevable... ce qui rend à mes yeux les 400 coups particulier, bien qu'aujourd'hui, il y ait d'autres raisons pour que j'aime ce film car j'y ai forcement vu des choses que je n'avais pu voir quand j'étais petite...
Je crois qu'après, je n'ai pas trop de souvenirs de films qui m'ont particulierement marquée, car si je me souviens des films que j'ai vu quand j'étais petite, j'ai plutôt tendance à me souvenir des circonstances dans lesquelles j'ai vu tel ou tel film, comme par exemple spartacus, parce que j'étais allée le voir au grand écran avec Cos et Adrien, que j'étais toute petite et que le film durait tellement longtemps qu'il y avait un entracte !
Bref, après, je l'avoue, les films me marquaient surtout parce que j'y découvrais des actrices qui me bouleversaient, et, j'ose le dire, à cette époque, j'aimais plus les actrices que le cinéma.
Mais c'était sans compter sur Lynch et son magnifique Mulholland Drive... j'étais allée voir ce film sans aucun a prioris, ne connaissant pas le travail de Lynch, je n'avais aucune raison de dire que c'était génial puisque c'était Lynch, un travers qu'on ne peut plus éviter lorsqu'on commence un peu à connaitre le travail d'un réalisateur, ou qu'on commence tout simplement à aimer le cinéma et donc à s'interesser aux "grands réalisateurs". Bref, Mulholland Drive... j'y suis donc allée parce que l'affiche m'avait interpellée, y reconnaissant une actrice qui jouait dans... sunset beach! (j'assume). Je suis sortie de ce film bouleversée. Je crois que c'est la première (et un peu la dernière, cause de flemme) fois que j'ai ressenti un réel besoin d'écrire sur ce film, ce que je fis, dès le lendemain à la pause déjeuner entre deux cours. Même si aujourd'hui je peux rire de ce que j'ai écris car c'était très maladroit, je suis fière de ça. Le film -l'objet, pourrait-on même dire- de Lynch était envoutant. Il poussait à la réflexion, et ce que j'avais tant détesté dans les 400 coups quand j'étais plus jeune, était ce qui me fascinait dans Mulholland Drive, c'est à dire "la manipulation" du spectateur, le fait qu'en sortant du cinéma, le spectateur était libre de se faire son cinéma, son film, libre d'interpreter le film à son envie, de favoriser certains éléments du film qui nous touchaient par rapport aux autres. Ce film était un choc pour moi car c'était peut-être la première fois qu'un film vivait en moi à la sortie de la scéance.

5 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est bien tu mas donné envie de voir muholland drive. Les 400 coups non. Mais c'est parce que j'ai un probleme avec le cinema français en général que je ne m'explique pas.
Si, pour le cinéma français récent je me l'explique très bien, c'est parce que ça parle principalement d'histoire de cul entre petits bourgeois parisiens (je caricature, mais pas tellement) et que ce sujet ne m'intéresse que quand il s'agit de gens que je connais et que ce sont des potins que je pourrai répandre à loisir.
Ma scène culte du genre: un couple marié à table avec un couple gay (ou un gay célibataire , je ne sais plus trop). Le gay demande au marié: "quoi de neuf?" et le marié lui répond que tiens, hier, il s'est fait enculer. tu me passes le sel?

je raconte bien hein?
oui flo, je sais que tu adoooores ce film et j'attends toujours que tu me prouves que c'est effectivement un film génial. sur ce après avoir raconté ma vie sur un blog qui n'est même pas le mien, j'y go, mais pas d'agneau.

Florence a dit…

Jeanne tu racontes à merveille ce chef-d'oeuvre (n'ayons pas peur des mots) de Ozon et, promis, la prochaine fois je fais un post sur lui rien que pour toi. Me remercie pas je sais que ca te fais plaisir.
Et parce que ca a l'air de te tracasser, saches que le gay en question est casé dans le film.

Anonyme a dit…

Bon ben moi, je voulais dire quelques mots sur ton commentaire de "Conte de cinéma", mais je suis un peu blonde… à l'intérieur. Alors je sais pas comment on crée une identité et puis je sais pas comment on fait pour poster un message là où l'on veut… Bref, je sais pas grand chose ! Ouiiin ! Je me sens vieille tout à coup. Y'a pas quelqu'un qui pourrait m'expliquer ?!?
Help !

Anonyme a dit…

Ah oui… c'est anonyme… Euh… c'était donc un message de Sophie. Et inutile de se moquer!!!

Anonyme a dit…

Les 400 coups il me semble l'avoir vu quand j'étais gosse, à l'école primaire pendant la pose déjeunée, petit ça m'avais saoulé, et la seule chose qui m'avait marqué c'était le mari touchant les seins de sa femme (si si...). Maintenant ma vision serait peut être différente, mais je sais pas, puis ma mémoire est tellement bonne que j'en confond la moitié avec la guerre des boutons.
Quant à Mulholland, je dois avouer que je n'ai pas tout compris ( on va dire que j'étais jeune quand je l'ai vu) mais ce film m'avait fasciné, tout comme lost highway, ou tout comme twin Peaks, il y a quelque chose à chaque fois dans les films ou les séries de david lynch qui amène dans un univers totalement différent et qui fait que les films de David Lynch sont un genre à part entière.