
Que dire du dernier film de Terry Gilliam? Le film raconte l'histoire de Jeliza-Rose, fille d'un couple heroinomane, qui, a la mort de sa mère, part s'installer avec son père dans le taudis qui servit autrefois de maison à sa grand mère. Là bas, elle rencontre Dickens, épilleptique trépané avec une mentalité d'un gamin de 10 ans et sa grande soeur, Dell, sorcière borgne adepte de taxidermie. Bien que son père meurt d'une overdose dès le premier jour, Jeliza Rose est bien contente, car elle va pouvoir se faire des amis un peu plus réels que les 4 têtes de poupées avec lesquelles elle se trimballe tout le temps.
A lire les critiques des spectateurs et des journalistes, je crois que je suis passée à côté du film. Encensé, proclamé film terriblement poétique et très lucide sur l'horrible monde dans lequel on vit, je n'ai vu à la place qu'un film long, dont le but est encore flou (je n'ai peut etre pas perçu le message) et surtout, du réchauffé. Un croisement entre Psychose (pour la taxidermie et le paysage), Alice au pays des merveilles (Gilliam clame haut et fort que c'en est une adaptation) et, à bien des moments, Shining, dans la façon dont Jeliza-Rose fait parler ses têtes de poupées (la méchante tête parle avec la même voix d'outre tombe que Tony, le "petit garçon qui vit dans [la] bouche" de Danny). Que Gilliam ait été influencé, pas de problème avec ça! Mais le personnage de Dickens ressemble fortement à celui joué par Brad Pitt (la classe en moins) dans L'armée des douze singes du même Gilliam. Bref, une impression de déja vu et une terrible sensation d'ennui m'a assaillie. Reste la découverte de la petite Jodelle Ferland, qui fait là une performance d'actrice assez incroyable, d'autant plus que le film est pour elle un quasi monologue de 2 heures.
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