jeudi, février 02, 2006

Shaolin Soccer


Voila, il faut bien satistfaire tout le monde et arrêter de me la péter etudiante-en-cinéma-je-connais-tout-et-je-ne-vois-que-des-films-sérieux.
Dooooooonc... Que dire sur Shaolin Soccer? En quelques mots, Shaolin Soccer ou comment rigoler pendant deux heures (bah oui, il faut voir la version longue) sur quelque chose de complétement absurde, mais très réjouissant et surtout, très reposant pour l'esprit.
A consommer sans moderation, surtout en cas de déprime.
Sur ce je vous laisse pour prendre un verre avec mes amis communautaristes étudiants en ciné

mercredi, février 01, 2006

La passion du Christ & autres petites réflexions inabouties...


Un énième (et certainement pas le dernier,...) débat sur le film de Mel Gibson, La passion du Christ, m'a amenée à me poser la question (à nouveau, l'épineuse question) de: peut-on tout montrer à l'écran?
Je ne veux pas entrer dans le débat sur la religion sur "le film est-il antisémite ou non?", je m'en moque.
J'annonce tout de suite: je ne serais absolument pas objective puisque je n'ai pas aimé le film. Mais je ne compte pas expliquer en quoi je n'ai pas aimé le film; seulement, poser la question: Mel Gibson n'aurait il pas pu faire un film moins violent? Pourquoi un film aussi dur? Et là, j'entends vos récriminations: le Christ a souffert, Mel Gibson n'en rajoute pas, la réalité fut dure, il n'y a aucunes raisons pour que le film ne le soit pas. Soit. Mais ce que je reproche au film c'est la complaisance dont il fait preuve. Soit, le Christ a souffert. Est-on pour autant obligé de montrer des bouts de chair qui volent? Mais surtout, et c'est ce parti pris esthétique que je ne peux pas cautionner et qui me choque tant, est-on obligé de faire des ralentis dessus? On connait le côté volontiers masochisme de Gibson. Mais lorsqu'on s'attaque à un sujet aussi délicat que la religion, on ne peut faire preuve d'autant de complaisance en filmant ces images très dures. Si la volonté de Gibson était de faire un film réaliste sur ce qu'a dû endurer Jésus avant sa mort pour laver les péchés des Hommes, il ne peut se permettre de le ramener à n'importe quel film américain de base; il ne peut en faire un film "grand spectacle".
Et donc on en revient à ma question initiale: quel crédit apporter à l'image? La volonté de Gibson était de faire ressentir au spectateur la souffrance du Christ. Il y est arrivé, il n'y a aucun doute là-dessus. Pendant la projection, on ressent la douleur comme si c'est nous qui recevions les coups. Mais peut-on user de moyens aussi "petits" pour y parvenir?