Depuis le succès du Voyage de Chihiro, les distributeurs français ont compris que Miyazaki, c'était bien. Du coup, ils resortent des tiroirs (pour notre plus grand plaisir!) les anciens films de Miyazaki et ceux des studios Ghibli, et les éditent en dvds ou, plus rarement, les sortent sur grand écran, comme Le chateau dans le ciel il y a quelques années et Nausicaa de la vallée du vent ce mois ci. Etant une grande admiratrice des films de Miyazaki, je ne pouvais que me réjouir de pouvoir enfin voir le premier film de ce grand réalisateur. Pourtant, à la sortie de la salle, j'étais vraiment déçue... Il faut savoir qu'à la base de Nausicaa, il y a un manga de 7 tomes (parus chez Glénat) que Miyazaki a dessiné en 1982. En1984, Miyazaki s'adapte lui même et réalise le film Nausicaa de la vallée du vent: Seulement voila qu'apparait le problème de l'adaptation. Ce n'est pas un secret, très peu de films qui adaptent des oeuvres denses s'avèrent être une réussite. Nausicaa n'échappe malheureusement pas à cette règle là. L'oeuvre originale est dense, très recherchée. Le scènario, irrésumable, pose les bases de toutes les problèmatiques de l'oeuvre de Miyazaki: un rite initiatique pour une enfant qui doit faire face à des responsabilités qui vont la faire murir, sur fond de guerre et, forcement, de nature. Hélas! le format d'un film (2 heures maxi) ne convient pas du tout à l'adaptation d'une oeuvre aussi mastoc. Il en résulte un film creux, où, malheur
eusement, les personnages ne sont que des caricatures d'eux mêmes (en particulier la princesse Kushana, qui, dans le manga, est un personnage très ambigu mais foncièrement bon, et qui devient tout simplement la méchante connasse du film qui veut du mal aux gentils habitants de la vallée du vent). Oui, le défaut principal de Nausicaa, c'est bien un manichéisme d'autant plus surprenant que Miyazaki a toujours su l'éviter dans son oeuvre (tous ses personnages sombres sont toujours mitigés, ni bons ni mauvais, comme Dame Eboshi dans Mononoké, Hauru et la sorcière dans Le chateau ambulant, etc...). Les personnages que croisent Nausicaa n'ont aucune profondeur, l'intrigue est simplifiée au maximum, rien ne persiste de l'original.
eusement, les personnages ne sont que des caricatures d'eux mêmes (en particulier la princesse Kushana, qui, dans le manga, est un personnage très ambigu mais foncièrement bon, et qui devient tout simplement la méchante connasse du film qui veut du mal aux gentils habitants de la vallée du vent). Oui, le défaut principal de Nausicaa, c'est bien un manichéisme d'autant plus surprenant que Miyazaki a toujours su l'éviter dans son oeuvre (tous ses personnages sombres sont toujours mitigés, ni bons ni mauvais, comme Dame Eboshi dans Mononoké, Hauru et la sorcière dans Le chateau ambulant, etc...). Les personnages que croisent Nausicaa n'ont aucune profondeur, l'intrigue est simplifiée au maximum, rien ne persiste de l'original.
Ce qui est d'autant plus triste que le manga est magique: profond, magnifique- ment bien dessiné, dense et recherché, émouvant... en fait, fidèle aux autres films que l'on connait de Miyazaki. Vous l'aurez compris, préférez la version papier à celle sur pellicule, ou le remake (reconnu comme tel) réalisé 12 ans plus tard: Princesse Mononoké. Et excusons Miyazaki pour ce "raté" (pour celui qui a lu le manga), en attendant avec impatience le prochain film de ce grand réalisateur de talent.
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