Après le succès des films de Miyazaki, les distributeurs français ont décidés de resortir tous les films des studios Ghibli, ce qui, on ne l'oubliera pas, apporte un plaisir inégal aux spectateurs.Cette fois-ci, cela nous a donné la possibilité de découvrir une oeuvre du réalisateur aux milles facettes, Isao Takahata. Après la chronique hyper réaliste de deux orphelins pendant la guerre au Japon (Le tombeau des Lucioles), et le récit écologique de la guerre des tanukis contre l'implantation de nouveaux logements humains (Pompoko), Takahata nous livre un portrait drôle et touchant d'une famille Japonaise actuelle, entre respect des traditions et modernité.
Takahata a choisi de réaliser un film fait de petites nouvelles, dont les transitions sont permises par des haïkus, sorte de petits poèmes très connus au Japon. Cette famille moderne comporte cinq membres, le père Takashi, la mère Matsuko, le fils Naboru et la fille Nonoko, ainsi que leurs grand-mère maternelle, Shige, tous plus barrés les uns que les autres.Le film dépeint leurs vies, faites d'entraide, mais aussi de petits stratagèmes pour éviter de faire la vaiselle, de sortir les poubelles, de petites disputes pour la télécommande, bref, de toutes ces anecdoctes qui font supporter le quotidien. Le dessin, "minimaliste", est magnifique. Idéales pour illustrer ces petites chroniques, ces aquarelles animées par ordinateurs se mélangent à merveille avec les haïkus, poèmes parfois drôles, parfois mélancoliques. Takahata nous prouve donc qu'il peut être plus optimiste que d'habitude, tout en conservant la poésie de ses oeuvres précédentes.
Tout comme le résume Naboru, "si cette famille s'entend si bien c'est parce que tout ses membres sont plus fous les uns que les autres". Donc si vous vous sentez vous même un peu fou, lancez vous dans ces petites histoires... Rires garantis.
1 commentaire:
You write very well.
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